Aldo Romano, Il Cammino

 
[…] Destiné à devenir maçon comme son père, Aldo Romano devient batteur de jazz un peu par hasard mais surtout pour échapper à la vie toute tracée de ces générations d’ouvriers italiens émigrés en France entre les deux guerres. Très jeune, Aldo Romano fréquente assidument un club de jazz de la rive gauche ; « Le Chat qui pèche » où se retrouvent toutes les grandes figures de la musique Afro Américaine de passage à Paris. Entre deux sets il remplace le batteur attitré du club et très vite accompagne Don Cherry, Keith Jarett, Jacky McLean, Chet Baker et d’autres grands « brûleurs ». Autodidacte complet, Aldo n’a eu de cesse de participer à toutes les aventures innovantes du jazz en France en révélant entre autre le pianiste Michel Petrucciani et ces dernières années, en intégrant dans ses propres formations les étoiles montantes comme Baptiste Trotignon, Stefano Di Battista ou le jeune guitariste Brésilien Nelson Veras.[…]

Au bout de ces quelques jours passés avec Aldo, à entendre se raconter par sa bouche l’histoire intime du jazz de ces cinquante dernières années, s’est imposée l’idée que le moment était venu, plus de 30 ans après notre première rencontre, de faire un film sur lui.

Frank Cassenti